En Côte-d’Ivoire une flambée de grippe saisonnière touche la zone d’Abidjan avec l’harmattan

Hôpitaux et centres de santé débordés, longues files d’attentes dans les pharmacies, la ville d’Abidjan et sa banlieue font face depuis quelques semaines à une flambée de grippe saisonnière due à l’arrivée de l’harmattan, vent chaud et sec en provenance du Sahel.

« Une certitude, c’est que le taux de grippe a carrément grimpé à Abidjan, c’est le constat que nous avons fait chez tous les patients depuis le début du mois de décembre », a confié à l’AIP, lundi 27 décembre 2021, le directeur de la formation sanitaire urbaine Edmond Basque du Plateau, Dr Jaber Nemer.

Infection respiratoire

Selon Dr Jaber, dont l’hôpital connait une forte affluence de patients depuis le début de cette situation, cette grippe se manifestant par des toux sèches, le rhume et la fatigue.

« Elle est due au changement de climat, suite à l’avènement de l’harmattan sur la zone d’Abidjan », explique le praticien qui diagnostique une ‘’infection respiratoire aiguë’’.

La situation est la même dans plusieurs autres établissements sanitaires dont les hôpitaux généraux de Yopougon-Wassakara et Houphouët-Boigny d’Abobo, où de nombreux patients, à majorité des enfants accompagnés de leurs parents, étaient venus en consultation.

Traitement et précautions

De l’avis de professionnels de la santé, il ne s’agit pas d’une grave pathologie bien que très contagieuse, surtout par voie aérienne. Elle nécessite pour la plupart des cas un traitement symptomatique à base de d’antibiotiques et d’antalgiques, uniquement sur prescription d’un médecin.

Ces scientifiques exhortent alors les populations aux respect des mesures barrières contre la COVID-19, considérées également comme moyens surs de prévention contre cette grippe saisonnière. Ils conseillent toutefois une consultation du médecin en cas d’apparition de tout symptôme de grippe.

En prévision à cette vague de contamination, le gouvernement ivoirien a mis en œuvre depuis le 18 novembre une campagne de vaccination destinée aux personnels du corps médical, afin de leur permettre de se mobiliser pour accueillir les patients.

(AIP)

ana/hkb/tm


Grippe à Abidjan : « On ne nous a pas encore signalé d’épidémie » (Responsable INHP)

Des personnes ont fait cas de l’apparition d’une grippe à Abidjan. Cependant, le service Épidémiologique de l’Institut national d’hygiène publique (INHP) n’a pas encore été saisi. Les assurances ont eté données, le lundi 27 décembre 2021, par la responsable du service Épidémiologique de l’institut, Dr Sandrine Eboua N’guetta, joint par le site d’informations en ligne fratmat.info.

Les populations n’ont pas à s’alarmer quant à l’apparition de la grippe dont fait cas plusieurs personnes. Joint par fratmat.info, Sandrine Eboua, responsable du service Épidémiologique de l’INHP, celle-ci a déclaré : « Quel a été leur diagnostic ? Il y a également l’épidémie de Covid-19 qu’il faut voir. On ne peut pas expliquer comme cela. Il faut bien que nous ayons des éléments de preuves pour pouvoir argumenter. C’est-à-dire qu’on leur a fait des tests, qu’il y a eu des résultats ».

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« Mais si pour une question de grippe, on doit penser à une épidémie, il n’y a pas lieu de polémiquer là-dessus. Pour le moment, on ne nous a pas encore signalé d’épidémie. S’il y a une épidémie, c’est nous qui sommes censés la déclarer », a poursuivi Sandrine Eboua N’guetta. Avant d’ajouter :

« S’il y a une structure qui nous interpelle, pour dire qu’elle a plusieurs cas, nous allons sur le terrain. Nous menons des enquêtes, et nous essayons de faire des examens pour s’assurer que c’est une épidémie, c’est en ce moment que nous pouvons le confirmer. Si on n’a aucun signal, tout le monde peut polémiquer, mais nous ne pouvons pas annoncer qu’il y a une situation d’inquiétude ».

Puis de conclure que chacun spécule un peu sur sa maladie. « Sinon il n’y a rien. Peut-être la situation de Covid fait que chacun essaie de faire son diagnostic sans consulter un médecin. Dans tous les cas, c’est une occasion que nous saisissons pour demander aux uns et aux autres, s’il y a des cas groupés dans des entreprises ou des groupes de personnes, de nous interpeller afin qu’on puisse aller faire des enquêtes », a-t-elle lancé en direction des populations.

Prince Beganssou
Afriksoir

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