La Russie continue de masser ses troupes autour de l’Ukraine et de la Biélorussie, son ultimatum aux « occidentaux » expire

Les tensions sur l’Ukraine se poursuivent. Une journée de consultations diplomatiques entre la Russie et l’Occident n’a pas encore abouti à la désescalade souhaitée. Le secrétaire d’État américain Blinken et son homologue russe Lavrov ont convenu de se revoir vendredi prochain à Genève.

Pendant ce temps, la Russie a commencé à placer des troupes en Biélorussie, le voisin du nord de l’Ukraine.

Selon les Américains, il appartient au président russe Poutine d’apaiser les tensions en réduisant le nombre de troupes à la frontière avec l’Ukraine. Dans une conversation téléphonique avec Blinken, Lavrov a demandé d’arrêter les « spéculations » sur une invasion russe de l’Ukraine. Les services de sécurité américains et ukrainiens tiennent compte du fait que la Russie prépare une telle invasion. À cette fin, les Russes auraient rassemblé environ 100 000 soldats.

Moscou nie l’accusation et affirme que la Russie est menacée par l’OTAN, notamment par l’adhésion d’États membres d’Europe centrale et orientale au cours des dernières décennies. C’est pourquoi Poutine exige la garantie que l’Ukraine ne rejoindra jamais l’alliance militaire occidentale ou que des armes seront placées dans le pays.


La Russie a lancé un ultimatum vendredi dernier : le Kremlin attend une réponse à ses demandes d’ici une semaine. On ne sait pas quelles seront les conséquences si les désirs russes ne sont pas pris en compte.

Le patron de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’alliance était prête à présenter des propositions concrètes, telles que l’amélioration de la communication mutuelle et le désarmement. Mais Moscou préfère privilégier les négociations directes avec les USA, qui sont de loin le plus gros budget de l’OTAN.

Plusieurs experts estiment que Moscou ne va pas tarder à lancer ses troupes en Ukraine si aucun accord n’est trouvé.

Selon ses experts, la Pandémie, la crise de l’énergie, les positions discordantes entre les Allemands et le Américains sur le déploiement de l’OTAN à l’est, offriraient une occasion idéale à Poutine pour frapper et ramener l’Ukraine dans la sphère géostratégique de la Russie, comme avant l’éclatement de l’Union soviétique en 1990.

Hervé Coulibaly

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