Journée mondiale de la culture africaine / Alafé Wakili explique l’intérêt de l’événement

Chaque année, le 24 janvier est consacré à la journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante. La Côte d’Ivoire ne reste pas en marge de cette célébration internationale. Cette année c’est la ville d’Adiaké qui a été choisie par le comité JMCA Côte d’Ivoire pour abriter l’évènement. Alafé Wakili, Président de ce comité, explique dans cet entretien les motivations de ce choix et les grandes attractions de l’événement.

Pourquoi le choix d’Adiaké pour cette célébration nationale ?

Nous avons choisi Adiaké parce que dans le cadre de la sensibilisation, il a été convenu de sortir d’Abidjan pour faire partager l’adhésion des populations à l’activité. Cela répond au souci de rendre tournante la célébration de la journée du 24 janvier 2022. L’objectif est de faire adhérer au projet JMCA, l’arrière-pays, les populations en dehors d’Abidjan. Sur cette base, nous avons eu une oreille attentive auprès des autorités de la ville d’Adiaké, ainsi que des gardiens de la tradition , sans oublier la population.

Quelles sont les grandes attractions qui vont meubler cette journée ?

D’abord, il y aura un spectacle pour animer la ville d’Adiaké, le dimanche. Il y aura aussi un panel sur le thème de la journée, à savoir « le cinéma vecteur de transmission des cultures africaines et afrodescendantes ». Il est prévu la projection de films ambulants, par rapport au thème. Le Président du comité scientifique du panel est Kramo FADIGA.
Une parade des communautés d’Adiaké avec la présentation du patrimoine culturel local, un défilé de coiffure, des prestations d’artistes sont également au programme en marge de la cérémonie officielle du 24 janvier 2022 à la place Alassane Ouattara d’Adiaké. Après la mobilisation pour la partie officielle à Adiaké, nous nous retrouvons le soir du 24 janvier 2022, au village Kiyi, pour un spectacle gala de clôture. Pape Gnepo, Onel Mala, Safarel Obiang, sont quelques-uns des artistes au programme. Il y’a aussi de nombreux jeunes talents, des talents encore peu connus qu’il faut venir découvrir. C’est une journée pleine consacrée à la culture africaine dans plusieurs de ses dimensions.

Pensez-vous que la modernité a un impact sur la culture africaine ?


La culture africaine est elle-même actrice de la modernité, et productrice de sens dans la modernité. La culture africaine n’est pas statique. Elle est dynamique. Elle est en mouvement. Dans le mouvement, elle s’actualise et participe à la compréhension du monde, qu’il soit le monde ancien, le monde actuel et le monde à venir. La question de l’impact de la modernité sur la culture africaine doit plutôt s’entendre comme une réflexion sur les interactions entre la culture africaine et afrodescendante, et le temps qu’il soit ancien, actuel ou moderne , et à venir. La modernité n’est pas arrivée de nulle part, ni du néant dans les cultures d’ici et d’ailleurs. La
modernité est elle-même,une expression de la culture ! C’est en cela que le thème de cette année en Côte d’Ivoire, est fort pertinent. Nous profitons de cet entretien pour inviter les populaires à une grande mobilisation autour de la JMCA.
Nous saisissons également l’occasion pour dire Merci à Son Excellence Monsieur le Président de la République, pour son intérêt et sa sollicitude pour cette journée. Cela ne nous étonne pas, car la Côte d’Ivoire fait partie des pays qui ont ratifié la charte de la Renaissance culturelle africaine adoptée à Khartoum en 2006. C’est un acte dont la portée doit être perçue. Outre la sollicitude du chef de l’État, nous avons bénéficié du haut patronage de Son excellence Monsieur le Premier ministre, Patrick Achi, qui manifeste comme on l’a déjà vu son intérêt pour la question culturelle. C’est le lieu de remercier et de saluer les mémoires des premiers ministres Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko, qui nous avaient également accordé leur haut patronage lors des éditions précédentes de la journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante . Cette année nous bénéficions encore de l’implication et du soutien de notre ministre de tutelle, Mme Harlette Badou qui nous avait déjà apporté un grand appui lors de l’investiture du comité JMCA et du lancement de l’activité du 24 janvier 2022. C’était déjà en octobre 2021. Merci à elle et à tous ses collaborateurs, de nous donner l’occasion de remercier les ministres Bandama Maurice et Raymonde Goudou pour leur accompagnement passé dans l’organisation de la JMCA dans notre pays. Enfin, je ne saurais ne pas saluer et souligner le soutien de l’UNESCO, de l’union africaine, du Rapec avec John Dossavi, ainsi que tous les ministères et toutes les bonnes volontés, des entreprises qui nous ont accompagnés dans cette organisation, aussi bien cette année , que les années passées.

par Joël DALLY

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