A Lider le 1er vice-président démissionnaire, Koné Yacourwa revient en politique

Voici ce qu’il prépare

Très mécontent de la tournure des choses autour du dernier congrès de son parti, Liberté et démocratie pour la république (Lider), le très remuant Koné Yacourwa avait claqué la porte du parti libéral fondé par Pr. Mamadou Koulibaly. Le premier vice-président qu’il était, s’était alors muré dans un silence, loin de la scène politique. La grande silhouette, l’homme à la main facile qui se tenait toujours derrière MK était un homme déçu mais pas abattu. Il est toujours dévoué pour la chose politique vu qu’il y était arrivé, non pas par accident, mais par conviction. Celle de servir son pays.

Koné Yacourwa a décidé de revenir. On ne sait pas encore comment. On ne sait pas non plus si c’est avec sa formation d’origine, Lider. Toujours est-il qu’il a brisé le silence et affirmé son désir de reprendre les activités politiques. C’est ce qu’il a confié à nos confrères de Soir Info et afriksoir.net.
« Depuis quelques semaines, j’ai pris des distances mais ne dit-on pas que le silence est d’or ? Je fais mon mea-culpa, je médite, je consulte et tout cela sera bientôt condensé dans un livre. Par ailleurs, n’oubliez pas qu’à la base, je suis chef d’entreprise. Voici en quelques mots les raisons de ma réserve. Cela n’a rien de définitif. Je reviens », a-t-il déclaré chez les confrères.
Écrire pour la postérité mais aussi pour l’avenir afin de marquer son parcours. Voici l’idée qui habite l’encore homme sûr de Koulibaly. Celui avec qui il avait mené bien des batailles politiques aux côtés des autres partis de l’opposition, notamment la désobéissance civile lors de la présidentielle de 2020 de laquelle son leader avait été exclu pour défaut de parrainages. Koné Yacourwa a certainement des secrets à révéler de son riche parcours politique et professionnel. Et les amoureux des lettres attendent ce livre promis.

Koné Yacourwa, faut-il le noter est un cadre financier (Directeur administratif et financier d’une grande compagnie) doublé d’un caractère de mécène. Comme tel, il a parrainé récemment à l’Istc le « Prix graine d’excellence » qui a récompensé les meilleurs étudiants de cette grande école de formation des journalistes. Sa philosophie du mécénat tourné vers le monde scolaire et universitaire a un fondement qui tient de sa condition sociale de jeune élève. « Je suis issu d’une famille modeste. Ça n’a pas été facile pour mes parents comme pour mes frères et moi. Une fois devenu ce que je suis, j’ai noté que les parents continuent de se saigner pour scolariser et éduquer leurs enfants. Chose normale me direz-vous. Mais pas tant que ça. L’école, les universités et les centres de formation sont des lieux d’enrichissement du réservoir de compétences nationales. Si on forme le citoyen, c’est pour les défis nationaux et les parents ne peuvent pas être les seuls sur la ligne de front ». Voici qui justifie son engagement. Pour lui, c’est faute d’un investissement soutenu dans les initiatives d’assistance aux jeunes qui explique le fort taux de décrochage avec son corollaire dérapant : prostitution en milieu estudiantin, drogue, grande dépression… Il dit donc faire sa part pour la construction nationale à travers ce prix.
L’ex vice-président de Lider revient donc avec les idées pleines, la tête. Il promet ses analyses croustillantes sur la situation sociopolitique auxquelles il avait habitué ses lecteurs.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

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Publié par La Rédaction