Après une longue absence de la scène politique Koua Justin brise le silence

. Voici ce qui l’avait éloigné
. Il jure fidélité à Gbagbo

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, l’ancien secrétaire national de la Jfpi, l’inénarrable Koua Justin est sorti de son silence. Celui que la rumeur donnait en disgrâce avec Laurent Gbagbo, se présente ici comme un miraculé avec la maladie qui le rongeait. Revenu à la vie, comme il le dit lui-même, il a déclaré sa disponibilité à jouer sa partition pour porter Gbagbo au pouvoir en 2025. Ci-dessous son récit

« DE LA TOMBE À LA RÉSURRECTION…!

Assailli par d’étranges pathologies après ma sortie de prison le 15 septembre 2021, j’ai dû me retrancher dans ma famille biologique, au village, pour m’abandonner aux mains de parents susceptibles de me couvrir d’affections et me conduire à la guérison.

Les choses, évoluant de mal en pire, j’ai crû un moment que c’en était fini pour moi.

J’ai donc dépêché mon petit frère, KOUA Charles, auprès de mon couturier pour me confectionner un costume avec pour consigne ferme de me le faire porter pour mes obsèques.

Oui, pour de vrai, je croyais que c’en était fini pour moi.
Retranché au village, je voulais calmement me laisser conduire au repos éternel, sans bruit.

Malgré les appels de compassions de nombreux amis et camarades, dont des représentations PPA-CI à l’étranger, MIJOE MIMI, Prisca DIGBEU et CISSÉ Mariam…,

Malgré la solidarité manifeste à mon égard de KONÉ Boubacar, ETTIEN Amoikon, AYITE Jean Noël, JO Mamadou…,

Malgré le soutien sans faille de mes papas Jean-Baptiste GNAHORÉ, DACOURY Henry-Tabley, SOKOURY Bohui, LIDA Kouassi Moïse, AMONDJI Pierre, Maurice LOROUGNON et bien d’autres…

Malgré les prières de mes mamans Marie-Odette LOHOUROUGNON et MASSANY Touré,

Malgré la volonté affichée de KONE Katinan de me dépêcher son médecin particulier pour me prendre en charge et gérer lui-même les frais de santé,

Malgré les coups de fils réguliers de la petite maman, NADY Bamba, épouse de mon Grand Maître, me conseillant de vaincre mentalement la maladie et, ainsi pourrai je me relever,

Malgré l’assistance inconditionnée et financière de mon grand père, Docteur ASSOA Adou, qui a même dépêché son épouse pour me visiter au village,

Oui, malgré tous ces soutiens et autres actes de solidarité, Je ne croyais plus en la vie.

Je me disposais donc à rejoindre dans la dignité, loin des regards hypocrites, dans l’honneur et avec la ferme conviction d’avoir servi notre Cause commune sans faiblir, sans faillir et sans trahir, mes deux majestueux, respectables et glorieux maîtres qui, en prison, à la MACA, m’ont ingurgité les codes du combat politique : SANGARE Abou Drahamane et DOUATY Alphonse : paix à leur âme !

DOUATY, l’immense DOUATY, ne cessait de me dire : « Koua, écoute bien : On ne s’improvise pas leader politique. Le leadership politique se construit, se forge et s’exerce au contact des hommes bons comme mauvais… Alors, prends tout en gré ! »

Hélas ! Milles fois hélas !

Bref ! Puis, vint ce jour. Couvert de drap, couché sur une natte à l’ombre d’un acacias, dans un état de déspérance, me remémorant les grands moments qui ont marqués notre combat au lendemain du 11 avril 2011, mes amis et moi, pour maintenir notre appareil de lutte débout, j’entends une voix me dire :

« Chef, chef, on est venu te chercher…allons reprendre le combat. ».

Tout de suite, je reconnais la voix de mon ami et frère, celui avec qui, depuis 2011, je traverse les vallées obscures, les complots et conspirations aussi, celui qui prit ma place au camp pénal de Bouaké et, moi la sienne dans cette ténébreuse prison de Dimbokro : DAHI Nestor, mon jumeau.

Je ne finis pas d’ouvrir mes yeux que l’Honorable DAGO Auguste me lance au visage : « Au nom de JESUS qui a payé le prix de ta maladie à La Croix, lèves-toi et, partons pour la suite de ce que tu as entrepris depuis 2011. Allons maintenant installer ton Grand Maître au pouvoir. 2025, c’est demain. ».

Tout d’un coup, je fus saisi par une puissance intérieure qui me remit debout, renouvela mes forces et ranima mon énergie.

Je me dirigeai dans la chambre de ma mère qui me servait de dortoir, à sa surprise d’ailleurs, je me brossai es dents et je pris moi-même une douche, sans l’aide de personne comme les autres jours.

Après mon bain, je me mis en genoux et je rendis grâce au Seigneur JESUS pour ce miracle qu’il opère en cet instant dans ma vie : « Merci Seigneur JESUS de me témoigner de ton amour, merci de me retirer du tombeau comme tu l’as fait pour Lazard. Que ton nom soit TOUJOURS magnifié…! ».

Je m’habillai de ce costume en question et je regagnai Abidjan, en compagnie de mes fidèles amis, ceux qui ne m’abandonneront jamais, sous aucun prétexte :

Merci à vous :

– DAHI Nestor
– OUALLO Jean Luc
– IPOU Jocelyne
– BALEGA Dorothée
– TIBET-bi Aimé
– WODJA Suzanne
– TOH Alain
– SONZAÏ Théodore
– YEDESS Léa
– AKISSI Cho Carine
– Légre Bedel
– Gobe Charlemagne
– Zan -bi Aubin
– LASM Ny Blaise
– DJORO Jean Jacques
– ADOU Kouao Bilé
– DASSÉ Claude
– IKPO Ladji
– BEUGRE Francis
– BROU Jean-Baptiste
– Zagol Alain Durand
– JAGGER Côté d’Ivoire
– Etc.

Merci d’être venu si nombreux jusque dans mon retranchement pour me témoigner de votre fraternité.

Sachez-le et intégrez-le : quoi qu’il advienne, je resterai loyal à notre amitié.
Solennellement, je vous témoigne ma gratitude, ma reconnaissance et ma fierté pour le don de soi de chacun et de chacune d’entre vous dans la construction de cette amitié.

Jamais, je n’oublierai : fréquemment, en tournées politiques, vous et moi avions été en péril sur les routes, en péril de la part des coupeurs de route et des brigands, en péril de la part de la Ligue des despotes, en péril aussi parmi les faux frères.

Nous avions plus d’une fois été assiégés par des épreuves : accidents, séquestrations, arrestations, tortures, emprisonnements, pertes d’emplois, suspensions de salaire, divorces, pertes d’un camarade…

Nous le sommes plus encore aujourd’hui ; par les coups tordus, bien plus ; par les délations , bien plus ; par les conspirations, bien plus ; par les calomnies, bien plus.

Hier comme aujourd’hui encore, nous sommes en danger de mort, et, c’est parce que nous avons exclusivement une conscience de classe dans notre démarche politique que nous parvenons à surmonter toutes les adversités, toutes les méchancetés inutiles dont nous sommes l’objet.

Par cet autre acte que vous posez, en ce jour, à mon égard, vous me démontrez que vous êtes des frères et vous demeurez des frères même quand l’appareil des tourments m’environne.

Dans vos cœurs, je m’enveloppe de tranquillité et je me couvre de votre sincérité et de votre fidélité. Soyez en remerciés !

Maintenant, je crois fermement que je suis guéri. Définitivement.
A votre contact, je suis rétabli.

Encore une fois, mes ennemis ont échoué. Mes adversaires, quels qu’ils soient font demi tour couverts de honte et d’humiliation.

Je suis en vie !
J’ai la vie !
Je tiens debout, les deux pieds sur le roc.

Et, avec vous, parmi vous, au milieu de vous, nous allons conduire démocratiquement, sans violence mais sans faiblesse, Mon Grand Maître, l’incorruptible et intègre combattant, le Héros international, l’invincible GBAGBO Laurent au pouvoir. »

Koua Justin

NB : Les titres et le chapeau sont de la rédaction.

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