Bus aux arrêts, plusieurs décès…le gouvernement insiste sur la nécessité de quitter les zones à risques en saison des pluies 

Au moins 5 morts, seulement 120 familles mis en sécurité sur 4000 ménages en zones à risques dans le grand Abidjan (13 communes). La compagnie des transports publics (Sotra) a suspendu les dessertes dans certaines zones d’Abidjan en raison des pluies diluviennes qui paralysent la capitale économique de la Côte-d’Ivoire en ce début de semaine. Et dire que la grande saison des pluies ne fait que commencer.

Le gouvernement réitère son appel à l’endroit des populations sur la nécessité de quitter les zones à risques

Invité de la conférence de presse hebdomadaire « Tout savoir sur » du Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG), le mardi 21 juin 2022, le directeur de cabinet au ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Drissa Diomandé, a réitéré l’appel du gouvernement à l’endroit des populations sur la nécessité de quitter volontairement les sites à risque afin de sauver leurs vies.

« Les mois de mai, juin, juillet et août sont marqués par d’importantes précipitations. Malgré les efforts du gouvernement, les risques d’inondations restent élevés. Nous lançons un appel aux populations afin d’éviter tout comportement d’incivisme et de quitter immédiatement les zones à risque afin de sauver leurs vies », a indiqué Drissa Diomandé.

Selon le directeur de cabinet, cette recommandation s’inscrit dans le cadre de la campagne de sensibilisation dénommée « Pour sauver ma vie, je quitte les zones à risques ». Ajoutant que l’objectif du gouvernement est de préserver les vies humaines car les personnes vivant dans ces zones « ne savent pas évaluer les risques ». Elles sont par conséquent exposées à des dangers tels que les éboulements, les inondations, etc.

Il a rappelé les efforts du gouvernement qui ont consisté à construire des ouvrages de drainage ainsi qu’à construire et à curer certains ouvrages d’assainissement, à la mise en demeure des populations suivie des opérations de sensibilisation puis de libération des sites à risque.

Drissa Diomandé a toutefois, assuré que les zones déguerpies seront sécurisées et aménagées afin d’éviter toute recolonisation. Le directeur de cabinet a fait savoir aux populations que le « gouvernement va continuer à assister » les personnes délocalisées.

Par ailleurs, il a souligné que 54 sites dangereux ont été identifiés dans plusieurs communes du district d’Abidjan et qu’au total, 25 000 personnes sont concernées par les opérations de déguerpissement.

CICG

blank blank blank

Connectez-vous à votre compte facebook pour laisser/voir les commentaires

Laisser un commentaire