En Côte-d’Ivoire le Capitaine Irié-Bi Zamblé, le dissident qui dénonce la corruption dans la douane

Ses salaires, primes et promotion coupés – Des noms cités

Veut-il être un héros national ? A cette question sa réponse est sans équivoque : « mes patrons ne veulent pas que je sois un héros ». Les mêmes qu’il accuse de bloquer sa promotion et ses distinctions. Lui, c’est le capitaine Irié Bi Zamblé Ettienne. Un douanier atypique spécialisé dans les enquêtes et saisies qui, depuis un moment, remue le landerneau de la douane ivoirienne. Excédé, dit-il, de la corruption et surtout de l’injustice dont il se dit victime. Vendredi 24 juin, jour ouvrable, dans sa tenue et galons de douanier, il n’est pas au bureau mais devant la presse, en compagnie de son avocat pour faire des révélations. Tout serait parti de la saisie d’une marchandise dont l’amende est évaluée à 20 millions par jour sur 10 ans. Lisons ses propos…

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Merci d’avoir pris de votre temps si précieux pour honorer de votre présence cette rencontre d’information. Elle intervient dans un contexte particulier dans ma carrière professionnelle de Douanier. Je me tiens devant vous, Mesdames et Messieurs les Journalistes, pour clarifier un certain nombre de choses. Et vous allez en apprendre !

Depuis décembre 2021, j’ai adressé un courrier à Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, pour dénoncer des faits de corruption qui ont cours au sein de l’administration douanière.

De quoi s’agit-il ? Par le biais de l’ex-Inspecteur général des Douanes, aujourd’hui Directeur général-adjoint, le colonel-major Kadio Albert Louis, les hautes autorités douanières m’ont instruit à l’effet de diligenter des enquêtes sur des dossiers dans certaines entreprises qui s’adonnaient à une fraude d’envergure.

La réussite desdites enquêtes reposait essentiellement sur la collaboration des personnes extérieures appelées « indicateurs ». J’en ai recrutées une vingtaine, dont dix à l’intérieur du pays et dix autres ici à Abidjan.

Les missions qui m’ont été confiées, ont connu un succès retentissant. En témoignent les incessantes visites du Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo sur le théâtre des opérations. Il a assisté à chacune des saisies que j’ai effectuées.

En Douanes, quand une mission d’enquête se termine par un succès, il s’en suit le paiement des droits, taxes et amendes. Ce sont ces amendes payées suite aux missions que j’ai menées qui sont à l’origine de la crise qui m’oppose aujourd’hui à ma hiérarchie. Je reproche à cette hiérarchie le détournement desdites amendes à des fins personnelles.
Aux fins d’obtenir les frais du saisissant et des indicateurs, qui tardent à m’être versés, j’ai adressé à ma hiérarchie un courrier, par le biais d’un Avocat, pour avoir un rendez-vous formel. Mais contre toute attente, ma hiérarchie n’a jamais répondu à cette lettre. Tout comme elle n’a pas répondu à toutes celles qui ont suivi. Ce silence lourd m’a exposé à la colère des indicateurs.

Face aux menaces de mort des indicateurs qui pensent que j’ai perçu et gardé par devers moi leurs primes, j’ai dû à mon corps défendant porter plainte devant les juridictions nationales. Pour que ma hiérarchie vienne dire ce qu’il en est des saisies que j’ai effectuées.

J’ai été auditionné successivement à la brigade de recherche de la Gendarmerie nationale, au Ministère de la Bonne Gouvernance, au Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, cinq fois à l’Inspection générale des Douanes et tout récemment devant le Conseil de discipline où ma révocation est programmée.

Je précise à toutes fins utiles que Son Excellence Monsieur le Président Alassane OUATTARA a par deux fois répondu aux courriers que je lui ai adressés, pour l’informer des faits de corruption qui ont cours au sein de l’administration douanière. Il m’a rassuré que toute la lumière sera faite sur ces affaires. Je profite de cette occasion pour le remercier pour l’attention qu’il accorde à mes courriers de détresse.

Je rends hommage au Président de la république, pour deux raisons : D’abord, il a eu une oreille attentive à mes appels de détresse. Ensuite, il m’a promis que toute la lumière sera faite sur les dossiers qui m’opposent à ma hiérarchie. Les faits de corruption que je relève sont d’une extrême gravité, comme je l’ai souligné dans le courrier que j’ai adressé à Son Excellence Monsieur le Président de la République.
J’ai dénoncé cette corruption en me référant au message à la Nation du Président de la république, en date du 31 décembre 2021, où il a placé la lutte contre la corruption au 3ème rang de son action gouvernementale.
Malheureusement, cela me vaut aujourd’hui d’être pris pour cible par ma hiérarchie. Le Procureur de la République devant qui j’ai porté plainte contre ma hiérarchie, est rentré dans un silence de cathédrale. Jusqu’à ce jour, aucune des autorités douanières citées dans ma plainte n’a été auditionnée. Et ce n’est pas demain la veille de leur audition. Toutes mes démarches auprès du Procureur sont restées vaines.

Depuis l’année passée, où j’ai porté plainte devant le Procureur jusqu’à ce jour, les personnes contre lesquelles j’ai saisi la Justice de mon pays n’ont jamais été auditionnées, pour des raisons que le Procureur sait. Moi j’ai été auditionné plusieurs fois.
En désespoir de cause, et pour donner un écho retentissant qui parviendrait au Président de la République, qui est la seule autorité de ce pays à me prêter une oreille attentive, je me suis rendu à la gendarmerie de Man pour me constituer prisonnier.
En effet, le Commandant Bahi Antoine qui avait été commis par ma hiérarchie pour servir d’interface entre elle moi dans les négociations, a dès le début pris fait et cause pour cette dernière, c’est-à-dire pour les mis en cause. Il a même décidé de me mener la vie dure ! Il a porté plainte contre moi pour fausse accusation de simulation d’enlèvement.
Je note en passant que c’est délibérément que j’ai simulé mon enlèvement, non seulement pour me faire entendre, mais également pour débusquer le sieur Bahi Antoine, qui dit avoir de la proximité avec la Première Dame Mme Dominique OUATTARA. (Voire mon courrier du 11/5/2022 adressé au Président de la République).

Ce même Bahi Antoine qui s’est présenté à moi comme médiateur commis pas ma hiérarchie, s’est aujourd’hui substitué au Procureur de la République. Dès que j’ai annoncé dans un quotidien de la place que j’allais animer une conférence de presse pour faire le grand déballage, il est allé voir le Juge d’instruction pour lui demander de m’empêcher de tenir cette conférence. Il a été suivi, puisque j’ai été convoqué au parquet le mardi 21 juin 2022.

Je voudrais ici m’inquiéter de la façon dont fonctionne notre Justice. Est-elle aux ordres ? Y a-t-il des gens au-dessus de la loi ? Pourquoi le Procureur de la République ne veut-il pas auditionner les hautes autorités douanières que j’ai assignées devant lui pour des faits de corruption, etc. ? Suis-victime de tribalisme ? Puisque dans l’affaire qui m’oppose à ma hiérarchie, tous les accusés sont du même ethnique que le Procureur. C’est le cas du colonel-major Kadio Albert Louis, du colonel Méa et du colonel Abalé Yvonne par qui tout est arrivé.

En effet, le colonel Ebalé Yvonne est la Directrice des régimes économiques. Les magasins diplomatiques sont placés sous sa responsabilité. C’est elle qui a géré de bout en bout tout le dossier des magasins. Alors que nos textes disposent qu’il faut auditionner, voire sanctionner tout responsable d’un service qui se rend coupable de fait de fraude ou de corruption, d’importants détournements de fonds sont passés par pertes et profits.

Ces détournements tourneraient autour de la somme de 72 milliards de FCFA, selon la déclaration du colonel-major Kadio Albert Louis (voir doc).
Mesdames et Messieurs les Journalistes, au sortir e cette conférence de presse, j’irai porter plainte contre le Procureur de la République, pour non assistance à personne en danger, traitement partial d’une affaire dont il est saisi, abus de pouvoir, etc.

S’agissant de Bahi Antoine, je vais l’assigner en comparution devant pour atteinte à la notoriété de la Première Dame de la république de Côte d’Ivoire, menace de mort et convoyage de marchandises de fraude à des fins personnelles.
Pour terminer, il convient de noter que le message du Président de la république, au soir du 31 décembre 2021, n’a pas fait des heureux au sein de l’administration douanière. Notons que notre Justice encourage d’une certaine manière l’administration douanière à la fraude et à la corruption. Ce qui tire vers le bas l’économie nationale, en contradiction des efforts inlassables du Chef de l’Etat pour juguler la corruption dans notre Administration.
Je vous remercie

Le Capitaine IRIE Bi Zamblé Ettienne

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11 commentaires sur “En Côte-d’Ivoire le Capitaine Irié-Bi Zamblé, le dissident qui dénonce la corruption dans la douane

  1. courage capitaine!
    tenez bon dans votre combat.
    vous aurez gain de cause!
    courage!

  2. force a vous mon capitaine .
    mais ces genres de debats n interessent pas les
    à@ dabakala
    @koudou
    @ ndja coigny
    eux ce qu ils veulent c est etre calife a la place du calife

  3. @didiga

    Ils sont tous KO debout depuis que leur match retour a fait pouf !!!

    krrrr krrrr krrrr …

    té ande

  4. match retour?
    à part dans la bouche et surtout derrière les claviers, faut pas rêver!

  5. @ tipatipa Dieu aime la vérité.
    On ne peux rien construire sur le mensonge et la haine

  6. @didiga … lol

    @claude-koudou-toutou alias @ducon-kala est resté bloqué au carrefour … il ne sait plus s’il doit continuer de dresser les bâches et chaises de Simone 2.00 dans ses meetings messianiques ou s’il faut qu’il suive la soeur dozo puante en lêkê avec calibre 12 Nady Bamba.

    le cochon puant kôkôti@coigny est rentré en brousse … il se comporte désormais comme un phacochère.

    krrrr krrrr krrrr …

    té ande

  7. Tipadipa alias lakota..

    Tu n’es pas encore rentré au pays ? On te réclame à koudougou là-bas ..moi même je suis au pays ..j’étais revenu chez les visages lisses du Sud-Burkina pour que celles qui parlaient de 3ème mandat qui ne passerait pas ( la blague du millénaire) nous montrent de quoi elles étaient capables comme nous on a fait en 2011..mais rien ..du coup je suis reparti au pays en attendant la prochaine échéance que nous donneront les demoiselles du CNT
    Mon frère belo111
    Tu as tout dit ..coup d’état derrière clavier ..sinon si elles sont prêtes elles savent où nous trouver ..du vent seulement..

    Winda taafi ( au revoir en moré)
    Mantape depuis sa villégiature de Sindou

  8. > le cochon puant kôkôti@coigny

    Heureusement que l’excision est en perte de vitesse : ça permettra de ne t’avoir que toi et toi seul, comme unique échantillon de créature unineuronale. La Terre s’en portera mieux dans un monde d’absolue félicitée. Vraiment, Dieu est Grand 🙂 🙂 🙂

  9. « Les enfants savent courir, mais ne savent pas se cacher ». Faut être un sacré couillon, pour croire ne pas être reconnu derrière un pseudo, rien qu’en commençant ses phrases sans majuscules, et en ne mettant pas d’espaces avant ses signes de ponctuation. N’est-ce pas, Diabaté Oumar Mohamed alias Peace 101, alias encore Rose Marie Atta ? 🙂 🙂 🙂

  10. A la re-djôyure les rigolos ! Je repars rassuré, la bande à Mickey est rassemblée, au grand complet : Clarabelle, Daisy, Minnie, Donald, Gontran, Dingo… Il manque qui ? Daffy Duck ? A non, lui c’est une crémerie… 🙂 🙂 🙂

  11. il n’y a plus qu’un rescapé des Dalton et c’est malheureusement Averel, le plus clown. bon, on a compris, on mettra majuscule.

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