Au moins 25 jeunes africains tués à la frontière Maroc-Espagne, l’Union africaine appelle à « une enquête immédiate »

Le président de l’Union africaine exprime son choc face au traitement violent des migrants africains à la
frontière Maroc-Espagne, entraînant des morts et des blessés, appelle à une enquête immédiate.

26 juin 2022, Addis-Abeba : Le Président de la Commission de l’Union africaine S.E. Moussa Faki Mahamat exprime son profond choc et sa préoccupation face à la violence et au traitement dégradant des migrants africains tentant de franchir la frontière internationale du Maroc vers l’Espagne, entraînant la mort d’au moins 23 personnes et de nombreuses autres blessées.

Le Président demande une enquête immédiate sur l’affaire et rappelle à tous les pays leurs obligations en vertu du droit international, de traiter tous les migrants avec dignité et de donner la priorité à leur sécurité et à leurs droits humains, tout en s’abstenant d’utiliser toute violence excessive.

UA

À Melilla, la frontière vire au bain de sang

Union européenne Devant l’enclave espagnole en territoire marocain, des dizaines d’exilés ont péri en tentant de franchir les grillages. Le premier ministre espagnol défend son externalisation de la gestion des flux migratoires, mais de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer une politique inhumaine.
Un gigantesque amas de corps. Cadavres, blessés et prisonniers entremêlés.

L’horreur à Nador, une petite ville du nord-est du Maroc. Un désastre d’une ampleur jamais atteinte jusque-là. Diffusées dans la nuit de vendredi à samedi par l’antenne locale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), les images sont insoutenables et littéralement apocalyptiques. Les circonstances de la catastrophe font encore l’objet de controverses ; le bilan définitif n’est pas connu – outre deux policiers décédés, les autorités marocaines évoquent 23 morts parmi les migrants, alors que les ONG en dénombrent au moins 37 –, mais une chose est d’ores et déjà sûre : les frontières de l’Europe ont de nouveau tué et, cette fois, sur la terre ferme, et pas en Méditerranée.

Vendredi matin, entre 1 500 et 2 000 migrants subsahariens – Soudanais en majorité, d’après les témoins sur place –, équipés de pierres et, pour certains, de bâtons ou de couteaux, ont attaqué un poste-frontière séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla. Les policiers et militaires marocains ont riposté violemment. Plusieurs dizaines d’exilés auraient alors été écrasés dans les mouvements de foule devant une petite brèche, cisaillée dans le haut grillage. De nombreux migrants auraient été laissés…

L’Humanité

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