Zones frontalières Côte d’Ivoire/Burkina: Des actions sociales lancées contre l’extrémisme

Parce que l’extrême pauvreté peut rendre les populations des zones frontalières vulnérables à l’enrôlement par les groupes armés non étatiques, le gouvernement ivoirien déploie de nombreuses actions sociales pour renforcer leur résilience et assurer la sécurité, la paix et la cohésion sociale dans ces zones.

Le projet transfrontalier « Renforcer la gouvernance des zones frontalières pour consolider la cohésion sociale et prévenir les conflits » a été officiellement lancé les 26 et 27 juillet 2022 à Laléraba dans la région du Tchologo (Nord de la Côte d’Ivoire). Des jeunes et des femmes venus des régions des Cascades et du Sud-ouest (Burkina Faso), du Tchologo et du Bounkani (Côte d’Ivoire), se sont retrouvés pour échanger autour de leur contribution face aux défis de la violence de la part des groupes armés non étatiques et du renforcement de leur cohésion.

Les recommandations formulées par les populations rencontrent les grandes lignes de la lutte contre la fragilité dans les zones frontalières du nord menée par le gouvernement ivoirien. Cette lutte constitue un axe majeur du deuxième Programme social du gouvernement (PSGouv 2022-2024), lancé officiellement le 22 janvier 2022 à Tougbo par le Premier Ministre Patrick Achi.

L’objectif étant de réduire les risques et d’éviter les velléités d’écoute favorable aux discours de radicalisation.

A cette occasion, le gouvernement a annoncé un programme d’appui à l’insertion des jeunes des zones frontalières du nord. Ce programme spécial, dont le coût global est de 8, 6 milliards de FCFA, permettra d’offrir des opportunités de formation et d’insertion à 19 812 jeunes.

3050 jeunes de la région de Tougbo par exemple bénéficieront de l’ensemble du dispositif de l’Agence Emploi Jeunes dont les programmes d’entreprenariat, de financement de projet, les Travaux à Haute Intensité de mains d’Œuvre et l’opération Permis de conduire. 8 000 jeunes issus des 6 régions concernées par le programme se verront octroyer des subventions à travers le Fonds d’appui aux acteurs du secteur informel (FASI) pour une enveloppe globale de 2 milliards de FCFA. Dans la mise en œuvre du programme 300 jeunes volontaires communautaires seront mis en mission.

En plus de l’insertion professionnelle des femmes et des jeunes, l’accès aux services sociaux de base reste une préoccupation permanente. Des projets seront conduits dans les secteurs de l’éducation, la santé, l’accès à l’électricité, l’accès à l’eau potable, etc.

Un montant global de 35,62 milliards de FCFA sera mobilisé pour doter ces régions d’infrastructures.

S’inscrivant dans la même dynamique, le projet transfrontalier « Renforcer la gouvernance des zones frontalières pour consolider la cohésion sociale et prévenir les conflits », sera mis en œuvre par les Commissions nationales des frontières de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Il est financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix à hauteur de 2,4 milliards de FCFA. Le projet va toucher plus de 20 000 personnes dans 18 villages miroirs des deux côtés de la frontière.

La conjugaison des actions sociales avec la mise en place d’un environnement propice à l’épanouissement des jeunes et des femmes est un facteur essentiel de consolidation de la cohésion sociale et de prévention des conflits dans les régions frontalières.

CICG

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Publié par La Rédaction

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