Après son discours de Fête nationale – Dano Djédjé s’adresse à Ouattara

A Gagnoa, dans le cadre de la célébration de la fête de l’indépendance, l’ancien ministre de la
Réconciliation, Sébastien Dano Djédjé, proche de Laurent Gbagbo, s’est
montré insatisfait par les mesures prises par le chef de l’Etat,
Alassane Ouattara. Dans son adresse à la nation ivoirienne samedi
dernier, veille de la célébration de la fête de l’indépendance, le
président Alassane Ouattara a annoncé plusieurs mesures. Au nombre de
celles-ci, la libération conditionnelle du contre-amiral Vagba
Faussignaux et du commandant Jean Noël Abéhi.*

Le discours du chef de l’exécutif n’a pas convaincu Dano Djédjé. Ce
dimanche, en marge de la fête de l’indépendance à Gagnoa, le cadre du
PPA-CI a décrypté l’allocution du chef de l’Etat. « Le président a fait
un discours. Il y a des éléments précis que j’attendais. Il en a
effleuré quelques-uns, mais il en reste encore. Le président a fait
quelques gestes, mais il y a encore des actes majeurs qui existent,
c’est cela que nous attendons », a dit d’entrée le collaborateur du
président Laurent Gbagbo qui, vraisemblablement, est resté sur sa faim à
l’issu du discours présidentiel.

Son insatisfaction, révélera-t-il se situe au niveau du général Dogo Blé
qu’il qualifie de « symbole » qui n’a pas sa place en prison. « Le
général Dogo Blé est encore en prison, c’est le symbole même des
prisonniers militaires », a dénoncé l’ancien ministre de la
Réconciliation. Il fait remarquer que Dogo Blé n’est pas le seul dans
cette situation de personnes privées de liberté. « Il y a beaucoup
d’autres qui sont encore en prison. Le chef de l’Etat est en train de
prendre des décisions. Nous souhaitons qu’il aille jusqu’au bout. Et
puis sur certains dossiers, on discutera », a-t-il mentionné.

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Le cadre de Gagnoa souhaite que les discussions engagées entre les
présidents Ouattara, Bédié et Gbagbo aillent « plus loin », pour
décrisper l’atmosphère dans chaque camp. Mais pour Dano Djédjé, là où on
attend le plus le président Ouattara, « c’est sur l’organisation
pacifique, inclusive des élections à venir », a insisté l’ancien
frontiste. Interrogé sur la non-participation d’Henri Konan Bédié et
Laurent Gbagbo à la fête de l’indépendance, ce dimanche à Yamoussoukro,
M. Dano a dit ne rien savoir sur les motivations de cette absence. «
C’est une invitation. Quand on invite quelqu’un, selon son agenda, ses
occupations, il peut répondre ou il ne répond pas. Je ne suis pas dans
le secret des dieux. Si Gbagbo et Bédié ne sont pas venus, ils ont
certainement leurs raisons », a-t-il tranché.

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Publié par La Rédaction

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