Mali -La tension monte d’un cran à propos des 49, le concert d’une artiste malienne annulé, Blé Goudé fait des émules

Le patriotisme à la Blé Goudé fait des émules

Le 10 août 2022, cela faisait exactement un mois que 49 soldats ivoiriens sont détenus dans les geôles de la junte malienne. Une situation que l’opinion ivoirienne ne supporte plus et qui suscite un sentiment de colère. Trop c’est trop ! C’est le slogan en vogue côté ivoirien pour dénoncer une action de l’État malien que l’on prenait au départ pour une plaisanterie.

Des actions sont projetées en Côte d’Ivoire, face au statu quo pour contraindre le pouvoir malien à libérer les militaires ivoiriens que Bamako accuse de mercenariat. Dans la foulée, le concert de la cantatrice Mariama Ba Lagaré qui devait se tenir au palais de la Culture BB Dadié est annulé. D’abord une rumeur, l’information qui a filé comme une traînée de poudre a été confirmée plus tard dans la journée de ce samedi 13 août par l’artiste et par des diplomates maliens en Côte d’Ivoire via les réseaux sociaux.

Sous la poussée de la Coalition nationale pour le sursaut dirigée par un certain Kader Fofana, le montage du podium pour le concert a été stoppé net. Au grand dam de l’organisateur qui n’a pas vu venir les choses avant de se lancer dans une telle aventure.

La tension ivoiro-malienne qui dure est en train de donner des idées à certains ivoiriens sous la gouvernance du président Ouattara. Toute chose qui rappelle l’ère des jeunes patriotes de Charles Blé Goudé sous le magistère du président Gbagbo. La mobilisation ne fléchissait pas toutes les fois que les intérêts de la Côte d’Ivoire étaient menacés. La France et tous les pays ligués contre le pouvoir Gbagbo avaient été souvent les cibles privilégiées. On se souvient des émeutes de 2004 après la tuerie de l’hôtel Ivoire par les forces françaises de Licorne. On se souvient également des menaces de sabotage du chemin de fer pour éviter tout contact commercial avec la rébellion. Et cerise sur le gâteau dans les ultimes moments du pouvoir Gbagbo, la farouche opposition à l’arrivée à Abidjan de Blaise Compaoré alors médiateur dans la crise ivoirienne.

Ces méthodes inspirent aujourd’hui. Comme quoi le patriotisme de l’époque était suscité par l’intérêt national qui est aujourd’hui mis en avant par des activistes ivoiriens qui n’ont pas besoin d’attendre des consignes du pouvoir.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

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Publié par La Rédaction

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