Décès du journaliste Thomas Makaya

Thomas Makaya, l’un des plus talentueux journalistes de Radio Côte d’Ivoire des années 1980 est décédé, selon plusieurs organes d’information, le vendredi 19 août 2022.

Aucune information n’a filtré au sujet du mal qui a emporté l’homme à la voix forte et imposante. Il avait cette manière bien particulière à lui de saluer les auditeurs avec son fameux « Bonjour » chaque fois qu’il devait présenter le journal. Toutefois, on le savait malade. D’ailleurs, à l’annonce de sa mort, un de ses amis et collègues a réagi en ces termes, sur la plate-forme numérique, du Cénacle des journalistes séniors de Côte d’Ivoire : « Thomas part en ayant jamais composé avec la mort malgré la maladie qu’il a traînée avec lui des années durant. Amaigri par ce fait et d’une apparence de grand malade, il n’a jamais rechigné à la tâche. C’était un grand bosseur. Je puis le témoigner pour avoir pris part à l’élaboration de ses projets tout aussi intéressants les uns que les autres, dont le dernier porte sur la protection de l’environnement, auquel il tenait comme la prunelle de ses yeux… ». Visiblement surprise par ce décès, Lucie Attikpa-Tetegan, journaliste, présidente de l’Association pour le développement de la pêche artisanale (Adepa), au niveau du continent africain, ex collègue du défunt écrit avec un sentiment de profonde tristesse, sur ladite plate- forme, dont Thomas Makaya était membre : « Tu es donc parti au moment où on s’y attendait le moins, puisque dans tes dernières images tu étais resplendissant. Oui Thomas a souffert mais il a toujours cru à la vie et s’est battu pour survivre ».

Thomas Makaya a certes quitté le monde des vivants, mais l’on retiendra de lui, le souvenir d’un journaliste émérite. Il a commencé à travailler à Radio Côte d’Ivoire en 1983. Il a servi par la suite à Radio Nostalgie, au service Communication de la mairie de Cocody, puis à Onuci-Fm. Il a créé une télévision virtuelle sur l’environnement depuis 2 ans. Il s’adonnait également au slam. De son vivant, il a accordé une interview à un confrère, dans laquelle il a affirmé « Je peux m’enorgueillir d’avoir exercé dans le public, le privé et l’institutionnel. Je retiens que j’ai accompli le plus beau et noble métier au monde. Une carrière riche faite de rencontres mémorables et de souvenirs impérissables ».

En guise d’adieu, Lucie Attikpa-Tetegan déclare : « Cher confrère et ami, tu as mené le bon combat. Repose maintenant en paix et que le Seigneur auquel tu as cru t’accueille ».

Junior Jeremy

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