Gontougo: Zoom sur ces cérémonies culturelles suspectes au discours politique pernicieux

L’initiative unilatérale, surprenante, ostentatoire et scandaleuse du porte-parole officiel d’un parti politique (le RHDP) d’introniser un prétendu Chef Suprême Koulango qui serait docile aux mensurations communes à l’intronisateur (l’homme politique Adjoumani natif d’Amanvi, capitale du royaume du peuple Bron) et à son acolyte (l’homme politique Yéboua Céverin, député-maire d’Assuefry, ville à l’extrême Est et frontalière au Ghana) dans cette comédie de goujats inacceptable hier, aujourd’hui et demain, dans la cosmogonie du Gontougo,est loin d’avoir livré ses vraies mobiles.
Les meneurs ont une vision sélective des chefs qui doivent donner des orientations politiques et les chefs qui n’en auraient pas le droit.

Mieux,les sorties médiatiques des thuriféraires de cette action de mercenariat à la Bob Denard qui a échoué à séparer Sa Majesté Dagbolo Saye 1er de son peuple, ont eu l’effet contraire escompté.

Depuis lors, c’est une avalanche de sympathies des chefs de villages, des cadres et des populations qui se convergent au renforcement de l’autorité de Dagbolo Saye 1er qualifié de Chef traditionnel non docile. Tant mieux !
Plus les laudateurs du larbinisme s’aventurent à fonder la tentative du coup de force foiré (parce que désavoué par le Médiateur du Zanzan, le Préfet, le Ministre de la Réconciliation, y compris le Président de l’Assemblée Nationale), plus ils agglutinent un peuple autour de son chef, à savoir son porte-flambeau.

Dans cette foire de vaine tentative de justification d’une opération montée en 2012 par Yéboua Céverin en duo avec le député Ouattara Siaka, avec la caution du Ministre Adjoumani, nous-nous sommes dressés pour faire échec au putsch par contumace. Cf journal Le courrier paru au lendemain de la visite du Président de la République à Bondoukou en 2012.
Plus tard, voulant s’appuyer sur leur chef fabriqué de toute pièce (Lango I) pour écarter le candidat Adjoumani, celui-ci, coiffé au poteau, se désolidarise du duo Céverin Yeboua- Ouattara Siaka. Se trouvant au pied du mur, Adjoumani n’avait plus de choix que d’aller chercher et plaider auprès du Chef Suprême authentique du peuple Koulango contraint à l’exil afin qu’il vienne reprendre les rênes de son peuple. Conscient que le Chef Suprême est réclamé par la région sans exception. Manger son propre totem en fonction de ses intérêts politiciens du moment.Voilà où la course effrénée pour la conservation du fauteuil du Conseil Régional du Gontougo peut mener les co-auteurs du putsch qui passe mal dans la population concernée. Adjoumani espérait malicieusement pouvoir l’instrumentaliser à l’instar de tous ceux qu’il brandit lors des éditions de l’Adaye Kessie, fête aux intentions appréciables au départ, mais récupérée politiquement au profit du seul porte-parole d’un parti politique au fil des années.Dommage pour une fête que nous avons personnellement relayée sur plusieurs plateformes de communication digitale sans oublier les journaux écrits.À un mot ou ce n’était pas politisee. Cette fête aura tout son sens le jour où à sa célébration,n’auront à discourir (au titre des officiels) uniquement les Ministres de la Culture et le Ministre du Tourisme et des Loisirs en plus de la chefferie traditionnelle sans oublier les invités internationaux.Nous serions heureux de ce que notre projet de Musée de la royauté Brong à Amanvi soit au goût du jour en nous y invitant formellement.C’est notre contribution.

Mais ne revons pas.De cette rencontre d’échanges culturels en principe,le Ministre Adjoumani en a fait sa chose et sa tribune politique réservée malheureusement, comme d’ailleurs tout le champ politique du Gontougo.

À l’exception de nous qui lui contestons son genre de leadership depuis au moins 20 ans, tous ses adversaires d’alors lui sont soumis à présent pour sa seule gloire.

Dans la foulée, Adjoumani réussira à soumettre Ceverin à ses désidérata, depuis sa génuflexion publique en 2018, à Kouassi-Seranou. Toujours dans la foulée,il mit aux pas un certain Mouroufié ex-patron du FPI du temps où la Refondation était au pouvoir. Depuis, ce dernier fait partie de la kyrielle de ropero prêts à livrer la « tête » des membres de la gbagbosphère sur « la guillotine » pour mériter quelques jetons de prébendes. Un poids plume sans electorat devenu son serveur de thé.

Nous ne parlerons pas de Serges Vremen dont le seul malheur est d’avoir eu l’audace d’affronter Adjoumani dans les urnes.

Quant à Nguettia Yao Kouman, ex-compagnon de route d’Affi Nguessan,il est le seul bien placé pour avouer à l’opinion ses rapports actuels avec l’homme Adjoumani, depuis qu’il a voulu jeter l’opprobre sur le Président Laurent Gbagbo qui l’avait nommé Coordonnateur Régional PPA-CI en charge de Tabagne, Goumere et Transua.La clarification s’impose afin que le marché des offres politiques ne prête point à confusion.

Tous ces débauchages laisseraient penser aux naïfs,que l’homme Adjoumani dans la perspective des joutes pour le fameux Conseil Régional fait la pluie et le beau temps.

Ce n’est que d’apparence trompeuse et une illusion d’optique. La réalité est toute autre.La trouille s’est emparée de l’homme à l’idée de l’alliance PPA-CI et PDCI qui ne lui laissera aucune chance. L’homme est dans la tourmente pour avoir les cartes dans sa région. Surtout quand il a manqué l’occasion de faire en sorte que le principal produit agricole de spéculation commerciale ( d’anacarde dont Bondoukou avait la meilleure qualité) enrichisse la région… Situation impardonnable dans la mesure où l’opinion sait faire un net distinguo entre le Président Ouattara et le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, principal inspirateur des mesures d’étouffement économique et d’asphyxie financière,sans précédent, de tout une région sans exception.

Les planteurs ont en mémoire le niveau record du prix de vente bien rémunérateur,sous le régime du Président Laurent Gbagbo. Un constat notoire et non un mystère dans la région.Un genre de port sec en miniature à Bondoukou qui aura permis l’exportation de la noix non seulement par voie maritime via Abidjan, mais également par voie terrestre, via la Douane de Soko en direction du Ghana. Premier inversement de la balance des paiements, balance devenue pour la première fois excédentaire en faveur de la région, avec une subite augmentation de l’Indice du Développement Humain (IDH). Ce n’est pas un débat mais du concret.

Que de souvenirs qu’on ne peut effacer ni dans la tête des populations ni dans celle des chefs traditionnels eux-mêmes producteurs d’anacarde.Adjoumani sait pertinemment l’épée de Damoclès suspendue. Inutile de se braquer contre un seul chef alors que le sentiment anti-Adjoumani est général dans la région. Ce n’est pas une information.C’est factuel et attesté.

Alors une seule bouée de sauvetage lui reste : la déstabilisation des autorités traditionnelles non dociles là où il le peut et le placement d’hommes liges,pour jouer les valets et les laquais. La mayonnaise ne prend pas, malgré l’offre d’une voiture à son chef qu’il s’est fabriqué et est le singletons à lui être redevable.
Mais à défaut de trouver des valets, le parrainage des cérémonies d’intronisation est la seconde solution.
Tandis que les chefs sollicitant son parrainage sont de bonne foi, ces cérémonies laissent cependant plus d’un sur sa faim. Les visages se resserant lorsque la tournure du discours emprunte un virage politicien à 90 degré.
Ces rassemblements, en apparence culturels,sont transformés de plus en plus en vitrines de propagande idéologique. Plus gênante encore, la propension à outrepasser le manteau républicain pour revêtir celui d’un super roi en quête de vassaux au service d’une époque féodale qui ne fait pas bon ménage avec les valeurs républicaines, même si nous sommes tous pour la promotion des identités culturelles sans exclusive.C’est un mélange de genre inapproprié dans le discours d’un ministre du Gouvernement. On a parfois des difficultés pour savoir si c’est un membre du Gouvernement qui parle ou un porte-canne d’une cour royale s’adressant à ses sujets.

Bref. La région retrouvera son unité et sa cohésion dans la diversité culturelle, quand chacun de nous fera l’effort de laisser les porte-canne parler de royauté et le Ministre parler du Développement Rural et de l’Agriculture et pourquoi pas de l’actualité de la Nation. Aussi,que nos concitoyens pourtant bien éduqués, n’assimilent pas l’analyse des faits et des bilans à une attaque à qui que ce soit, quant malheureusement une seule personne se donne en alpha et omega. Un citoyen libre a le droit d’opiner sur la marche de sa région, à plus forte raison un responsable politique. Si le même est ministre, porte-parole à la fois du royaume Brong et du RHDP,du Gouvernement, Pdt du Conseil Régional, intronisateur et financier des manœuvres de déstabilisation des us et coutumes, etouffeurs des énergies politiques, et des transactions commerciales,economiqies et financières, en sommes de liberté de transport des produits agricoles et de marchandises entre le Ghana et le Goutougo, et que finalement, la production anacadiere de la région est transférée par convoi incessant de camions pour aller ameliorer la qualité des productions au Nord Ouest de la Comoe (Korhogo,Seguela…), le leader local se place de facto dans la ligne de mire de tous les flux de mecontentement. C’est ça le principe democratique.
Alors que faire ?
Les parrainages des cérémonies d’investiture ici et là de chefs traditionnels assurés par le passé uniquement par l’Administration préfectorale, avec tout au plus, la présence du Ministre de l’Intérieur, sans implication ostentatoire des leaders locaux, fussent-ils ministres sont actuellement, sous nos yeux, sous-traités non seulement au leader du RHDP Gontougo, mais aussi et surtout au porte-parole officiel et attitré du RHDP en Côte d’Ivoire. Lorsqu’on est le porte-parole d’un parti, surtout au pouvoir, est-ce qu’il n’est pas risqué pour l’avenir de son peuple, de se substituer au porte-canne du roi ou des chefs ? Séparation des pouvoirs oblige.

Que l’on nous comprenne bien. Qu’un ministre organise un rassemblement politique publiée comme telle et demande aux autorités traditionnelles de se mettre à la disposition du Chef de l’Etat est parfaitement une démarche républicaine.
Mais que constatons-nous ? Nos adversaires sont conscients de ce que les populations bouderaient toute mobilisation à caractère politique de leur initiative.

Ils suscitent dans l’ombre les cérémonies culturelles qu’ils parrainent avec les moyens de l’Etat puis transforment ces moments initialement culturels en tribunes politiques avec des messages incitant les autorités coutumières et traditionnelles à influencer les choix électoraux donc à interférer dans le domaine politique. C’est mesquin et pernicieux avec risque de travestir la mission apolitique des chefs.

Serions-nous aveugles ou naïfs pour nous taire face à cette fourberie ? Ce genre de cerémonies devient légion.
Incapable de mobiliser les populations à travers un seul rassemblement à caractère 100% politique, l’adversaire procède par susciter des regroupements en apparence culturels et traditionnels qu’il parraine.Abusant de la bonne foi des populations, son staff s’arrache l’organisation aux innocentes et  » dociles » acteurs culturels et le transforme en tribune politique. C’est ce qui s’est passé récemment à Dinaoudi ( Taoudi),Soko (Bondoukou) et Kouassi-Seranou ( Assuefri). J’aurai aimer pouvoir citer des acteurs de forfaiture autres que la même personne. Malheusement, l’homme est au carrefour de tout.

Le discours passé par le porte-parole du RHDP ne varie pas et trahit à chaque fois le contexte normalement apolitique https://youtu.be/ZH-7Apqun_U?t=989. :  » Le chef n’a pas de parti politique. Mais le chef peut aussi orienter son peuple (!?).Parce que si vous n’orientez pas votre peuple, comment le peuple peut-il choisir? Et quand on oriente le peuple, il ne faudrait pas être mu par cette volonté farouche de suivre aveuglement les enfants, parce que, eux, ils ont des préférences. Mais vous devez voir qui peut faire quoi. Et c’est en fonction de ça, on oriente son peuple » (cf discours politicien tenu au mois d’aout 2022à Kouassi-Séranou (Département de Transua). N’est-ce pas de la politique ça ? https://youtu.be/Q332peKHZ3E?t=1271

Pour ma part, ma position est claire: un Chef Traditionnel ne doit pas faire la politique. Il n’est ni fondé à avoir un parti politique, ni à donner des orientations susceptibles d’influencer le choix de son peuple en faveur de tel candidat ou en défaveur de tel autre candidat. Contrairement à la feuille de route recommandée par le Ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adioumani successivement à Dinaoudi, à Soko et à Kouassi-Seranou et distillée par la RTI, ce serait la porte ouverte exactement à ce que lui-même reproche à d’autres chefs. Finalement, l’orateur invite incidieusement et clairement la chefferie traditionnelle à interférer en politique. Nous désapprouvons cela.

Ni un roi ni un chef n’a le droit d’instruire publiquement ou en privé sa population jeune ou vieille sur des consignes de vote.Le vote est un droit individuel du citoyen face à sa seule conscience. A la limite, sans que cela ne soit une obligation, les chefs traditionnels gagneraient à s’autoriser des congés à chaque période électorale,c’est-à-dire dès la clôture de la campagne après s’être assurés qu’il n’y a plus de candidat qui viendrait voir et parler à son peuple. Juste un conseil pour les préserver de la tentation d’influencer éventuellement les populations.La Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire gagnerait elle-même à faire sa mue.

La mise en congé général de tous les chefs de village 3 jours précédant la tenue des élections générales et locales sur toute l’étendue du territoire national, renforcerait la liberté des citoyens de voter ou de ne pas voter tel candidat, sans pression morale aucune.

En outre,les leaders politiques membres du Gouvernement devraient autant que possible éviter la tentation des discours hiérarchisant inutilement les groupes ethniques dans leur sphère géographique.

Cette volonté de subordination forcenée des uns aux autres,est souvent choquante et inutilement provocatrice,en plus d’être attentatoire à la cohésion sociale et celle de la Nation et enfin contraire aux primat des valeurs de la République.

Plus le leader régional parlera de la République et des actions de développement sans parler de chefferie, plus nous lui apporterons démocratiquement la contradiction sur ces thématiques sans parler de chefferie.C’est un parallélisme des formes.

Les gouvernants donnent le tempo des thématiques et l’opposition réagit sur les questions abordées.C’est aussi simple que cela.

Prenons l’engagement ensemble de parler Etat,Développement, Nation en ne ramenant pas tout aux chefferies. Que ceux qui donnent le tempo des thématiques orientent les débats sur les besoins existentiels de nos populations qui ont pour nom: Anacarde non achetée donc rentrée scolaire très pénible cette année 2022 dans le Gontougo, Élèves orientés par l’Etat dans des établissements privés du pays et devant payer très cher presque la même scolarité que les élèves non orientés. C’est factuel et d’actualité.Le dire,ce n’est pas attaquer quelqu’un. C’est un constat auquel nous travaillons tous à y remédier. A la seule différence que nous, nous en parlons en toute responsabilité, tandis que d’autres murmurent en privé tout en trompant les masses populaires et leur propre conscience par le travestissement systématique des vraies réalités du quotidien de nos parents dans leur globalité. Changeons notre disque rayé de faire la politique, si nous avons pour souci le bien être des populations, et non un maquillage cosmétique des réalités pour plaire.Au demeurant, personne dans le Zanzan ne peut avoir la prétention qu’il aime le président Alassane Ouattara que nous. Inutile alors de décréter la fatwa contre ceux qui présentent les faits dans leur nudité afin de booster la réalisation des projets de Développement : l’Université de Bondoukou est l’une de nos œuvres concrètes, n’en déplaise à ceux qui diront le contraire.

Dieu seul sait le prix que nous en avons payé en bravant les risques… Et ce genre de concrétisation de promesses électorales par les tenants du pouvoir d’Etat ne peut s’obtenir qu’à la suite du sacrifice volontairement consenti de quelques-uns des plus courageux, les moins nombreux du reste. C’est pourquoi, mieux que quiconque,je suis bien placé pour dire: Excellence Monsieur le Président de la République, Merci pour les travaux du projet de l’Université qui avancent à notre satisfaction. Feu Amadou Gon Coulibaly aurait confessé à des aînées ( encore vivants au RHDP et au PDCI) combien de fois votre serviteur l’a embêté au péril de sa vie et de ses intérêts personnels,sur ce projet,alors dormant aux oubliettes.

Nous, notre lutte est traçable et lisible d’autant plus que les preuves écrites sont indélébiles.
Et j’insiste et je persiste, la meilleure façon d’étouffer notre voix dans le Zanzan c’est:
1- redynamisation du transport de personnes et surtout de marchandises sur le corridor douanier Bondoukou-Kumasi (Ghana),
2- La levée, une bonne fois pour toutes,des mesures gouvernementales d »asphyxie économique et financière ressenties durement et dramatique la région du Gontougo, en habilitant la douane de Soko en matière de perception du Droit Unique de Sortie (DUS) sur la noix de Cajou.
3- Le relèvement aux producteurs du prix d’achat de ce produit de spéculation est incontestablement conditionné par la prise des mesures 1 et 2.

Sommes-nous tous pour le développement de notre région ? La réponse est aux mains du Ministre de l’Agriculture et du directeur général des douanes, tous fils du Zanzan…

Kouakou Dapa Donacien, Cadre du Gontougo.
Juriste Expert Marchés Publics et Projets de Partenariat Public Privé (PPP).
Déclaré en 2017 par le siège de la Banque Mondiale à Washington, meilleur contributeur du volet Passation de Marchés du Programme Benchmarking Public Procurement.

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Publié par La Rédaction

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