La mairie de Tiassalé impliquée dans des ventes de bois teck illicites ? Le maire se défend, les eaux et forêts accusent

L’affaire fait grand bruit dans certaines directions du Ministère des Eaux et Forêts. Dans la ville de Tiassalé, des bois de teck détruits sans autorisation préalable des agents des eaux et forêts par la mairie. Selon des agents des eaux et forêts, ces bois de teck ont par la suite pris une direction inconnue. Avant de se retrouver à la scierie de la ville, un soupçon de vente illicite donc.

Pour le cantonnement des eaux et forêts de Tiassalé, il est clair que la mairie a vendu ces bois de teck à la scierie. Une violation grave des dispositions réglementaires en vigueur qui met en colère la hiérarchie des eaux et forêts, alors que le maire Antoine Assalé Tiémoko s’en défend.

« Depuis le mois de juillet 2022, la commune de Tiassalé vit au rythme d’une affaire qui mérite une attention particulière et des éclairages. Il s’agit de la destruction d’une plantation de bois de teck opérée sans autorisation des agents des Eaux et Forêts du Cantonnement de Tiassalé. Alors que cette teckeraire est le résultat du projet ” une école, 5 ha de forêt ”, réalisée par le Lycée moderne de Tiassalé, en collaboration avec les Eaux et Forêts », a révélé le site Ovajabmedia, dans un article publié le samedi 10 septembre.

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« Ce sont ces bois qui ont été abattus et pris une destination inconnue, quelques jours après ”, selon les agents. Avant qu’ils apprennent des responsables de la scierie de la ville, que leur usine a acquis les tecks en question auprès de la mairie de Tiassalé », souligne le site. Pour la mairie de Tiassalé, il ne s’agit nullement pas de destruction des bois de teck dans l’optique de les vendre.

Le maire Antoine Assalé Tiémoko s’explique : « les tecks n’ont pas été vendus. L’entreprise ayant acquis le marché de la construction de l’hôpital a demandé à la mairie de libérer les sites des broussailles, de dessoucher les plantes et les tecks afin de réaliser la plate-forme. La mairie n’ayant pas de budget pour une telle opération qui devrait coûter au moins 5 millions, a demandé à la scierie de Tiassalé d’effectuer ce travail et d’utiliser les tecks, en contrepartie « , se justifie le maire de Tiassalé.

Aujourd’hui, des voix s’élèvent au niveau du ministère des eaux et forêts pour dénoncer le fait que les tecks n’aient pas été évalués afin de connaître leur valeur marchande fixée unilatéralement à 5 millions de francs, par le maire. En plus, des voix s’élèvent à Tiassalé pour savoir l’intérêt pour la mairie, de faire le travail d’une entreprise ayant acquis un marché public de construction d’un hôpital, dont le maître d’ouvrage n’est pas la mairie mais le Conseil régional de l’Agnéby-Tiassa.

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Selon les explications du maire, normalement, l’entreprise qui a raflé le marché auprès du conseil régional, devrait s’adresser au conseil régional et non à la mairie. En effet, l’annonce de la construction de cet hôpital a été fait par le président du Conseil régional de l’Agneby-Tiassa, Pierre N’gou Dimba, le 10 décembre 2021, lors de la 4ème session du Conseil à Taabo. Plusieurs articles dont celui de l’AIP ont été écrits sur ce futur hôpital. Pire, un responsable de l’entreprise qui a raflé le marché a confié que celle-ci avait bel et bien reçu le marché du ministère de la Santé et que le contrat inclue les travaux de terrassement qui sont à la charge de l’entreprise et non de celle du Conseil régional, encore moins de la mairie qui n’est nullement partie au projet. De ce fait, soutient-il, il n’y a aucune raison de s’adresser à la mairie.

L’affaire pourait donc connaître des développements dans les jours à venir, étant donné les déclarations contradictoires des uns et des autres. Il n’est donc pas exclu qu’une enquête soit ouverte par l’Inspection générale d’Etat (IGE) sur cette affaire de vente de tecks qui secoue la mairie de Tiassalé, en plus des autres comme le lotissement Symbiose, la tentative d’expropriation présumée d’une famille d’origine libanaise, etc.

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africanewsquick/ovajabmedia

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Publié par La Rédaction

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