Depuis Washington KKB s’adresse à Pulchérie Gballet « les 46 militaires, il ne faut pas en faire un fonds de commerce politique »

Le ministre Kouadio Konan Bertin a dit ses vérités sur l’arrestation de Pulcherie Gbalet, après son interpellation par un vice-président du mouvement de Boga Sako résidant aux USA.

KKB dit ses vérités sur Pulchérie Gballet par rapport à la réconciliation nationale depuis Washington
Le ministre ivoirien de la réconciliation et la de cohésion nationale. © DR

Le ministre ivoirien de la réconciliation et de la cohésion nationale dit ses vérités sur l’arrestation de Pulchérie Gballet, par rapport à la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

Le ministre Kouadio Konan Bertin dit ses vérités sur l’arrestation de Pulcherie Gbalet après l’interpellation d’un vice-président du mouvement de Boga Sako résidant aux USA.

Ils ne se sentent plus concernés par la réconciliation

En effet, monsieur Laurent Adjehi vice-président de la Fidhop a affirmé que des acteurs de la société civile et de mouvements défense des droits de l’homme ne se sentent plus concernés par la réconciliation nationale, à cause de l’arrestation de Pulchérie Gballet, estimant qu’il s’agit d’une arrestation non justifiée.

«Depuis l’arrestation de Pulchérie Gballet, nous défenseurs des droits de l’homme nous sommes sortis de la réconciliation», a-t-il dit notamment.

En réponse, le ministre de la réconciliation et de la cohésion nationale a demandé à Laurent Adjehi de conseiller à Boga Sako Gervais de faire à Abidjan la même chose que Pulchérie Gballet si ce qu’elle a fait est une bonne chose.

Il a poursuivi son propos en justifiant l’interpellation de Pulchérie Gballet par l’exigence de vigilance du gouvernement sur la question, indiquant qu’il s’agissait de prendre toutes les dispositions pour éviter des perturbations dans le traitement de la question des militaires ivoiriens détenus au Mali. « Ou bien toi même tu prends un billet pour aller faire la même chose a Abidjan (…) », a lancé le ministre à l’auteur de la question, sous les applaudissements de la centaine d’ivoiriens et d’ivoiriennes présents.

Le gouvernement refuse l’instrumentalisation de la question des militaires détenus au Mali

Kouadio Konan Bertin a ensuite poursuivi en ces termes : «Vous avez 46 soldats de notre pays qui sont dans les mains des autorités. On cherche la solution. Ce n’est pas le moment de jouer au trouble fête, pour nous empêcher de voir clair. Tous ceux qui n’ont pas eu cette vigilance, on sait comment ils ont fini. (…)

Les nageurs en eaux troubles qui viennent perturber la visibilité, ce n’est pas le moment…( …) L’heure n’est pas à ce petit jeu. L’heure est à la cohésion. Soyons unis, soyons solidaires. Vigilance accrue parce que nous savons les menaces qui pèsent sur la Côte d’Ivoire. Nous sommes obligés d’être vigilants. Ce n’est pas tout on dit. Que la vie soit chère c’est un fait, mais la situation des militaires ivoiriens au Mali, il ne faut pas en faire un fonds de commerce… Alors pour elle vous voulez sortir de la réconciliation…. mais elle n’est pas seule en prison … On ne peut lier un sujet aussi sérieux que celui de la réconciliation à un seul cas », a longuement expliqué le ministre Kouadio Konan Bertin.

Une présence diversifiée
L’échange a eu lieu en présence des représentants des principaux partis politiques de la Côte d’Ivoire (Rhdp, Rhdp, Ppaci, Rhdp), et de toutes les obédiences religieuses. L’on a également noté la présence de quelques maliens, signe de fraternité dans le contexte marqué par la détention de 46 militaires ivoiriens au Mali. Le consul général de la Côte d’Ivoire à New-York, Inza Camara était également présent.

Charles Kouassi à Washington

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