Cacao/chocolat: Le régulateur invite les industriels à œuvrer à la reprise des achats

Le Conseil du café-cacao de Côte d’Ivoire et son équivalent ghanéen, Ghana Cocoa Board (COCOBOD), invitent l’industrie de cacao et du chocolat à prendre les dispositions pour la reprise effective des achats, conformément aux engagements pris.

Dans un communiqué de presse transmis à l’AIP, le 09 novembre 2022, le Conseil de régulation, de stabilité et de développement de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire rappelle que face au refus de l’industrie de respecter ses engagements, les deux régulateurs ont décidé dans un premier temps d’exprimer leur mécontentement et d’envoyer un message clair par leur absence à Bruxelles, indiquant ainsi qu’ils “ne compromettront pas les moyens de subsistance de leurs producteurs”.

“Passé la date du 20 novembre 2022, Le Conseil du café-cacao et COCOBOD feront des recommandations à leurs gouvernements respectifs pour prendre des mesures allant jusqu’à la suspension de tous les programmes de durabilité et à l’interdiction d’accès aux plantations pour effectuer des prévisions de récolte”, prévient le communiqué.

Le Conseil du café-cacao estime que le partenariat à forger ensemble est celui du respect mutuel des engagements pour assurer la durabilité de la filière, pour sortir de la pauvreté, des millions de petits producteurs.

Dans le cadre du suivi du pacte économique passé avec l’industrie du cacao par l’Initiative Côtye d’Ivoire – Ghana (ICCIG), le Conseil du café-cacao, avec le soutien de COCOBOD, a initié des discussions les 31 octobre et 03 novembre 2022 respectivement avec le chocolatier Mondelez et les exportateurs Cargill, Olam, Ecom Trading, Cemoi, Touton, Barry Callebaut, ETG et Sucden. A ces occasions, le Conseil du café-cacao a exprimé sa “vive préoccupation sur les réticences de l’industrie du cacao à respecter ses engagements librement exprimés à payer le Différentiel de Revenu décent (DRD)”.

Depuis le lancement du DRD en 2019, et malgré le soutien public affiché par l’industrie du cacao, ce mécanisme de prix n’a pas encore permis de réaliser pleinement l’ambition de garantir une hausse soutenue des prix bord-champ du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana, justifie le communiqué.

“Le constat est que les niveaux de différentiel d’origine proposés par le négoce et l’industrie a varié entre -150 et -250 Livres Sterling la tonee, érodant largement les 400 dollars par tonne du DRD. Ceci a pour conséquence immédiate l’altération des effets bénéfiques au profit des producteurs”, relate le Conseil du café-cacao.

(AIP)

cmas

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