Environnement – vers un écocide autodestructeur (Tribune de Ali Savané-Sy)

Quand le dernier arbre aura été abattu. Quand la dernière rivière aura été empoisonnée. Quand le dernier poisson aura été péché ; alors, on saura que l’argent ne se mange pas.

Geronimo

Authentique ou pas, l’exorde de Geronimo vaut d’être convoqué. Indiscutablement la planète va mal ! Pourtant, longtemps après le vieux chef indien, Pierre Rabhi dans une profession de foi, nous alertait subtilement : Pour moi la terre elle est à la fois ma mère puisqu’elle me nourrit, et ma fille puisque je m’en occupe, j’en prends soin. Elle est à la fois mon amante quelque part dans le sens il y a une relation d’amour : si la terre manque, il n’y a plus de vie.

La terre, et l’écosystème de façon générale, nous en sommes-nous occupés ? Sourd et aveugle qui pourrait répondre par l’affirmative. Cette mère-fille dont parle Rabhi, nous avons échoué à la protéger, notre vie est donc en danger. Alors, en pompier-pyromane, le second substantif l’emportant largement sur le premier, nous essayons d’agir. Les cop en sont la preuve.

Sur les cop consacrées au sujet, du vingtième siècle à aujourd’hui, nous en sommes à la 27ème. Sera-t-elle plus efficiente que les précédentes ? Bien malin qui pourra répondre.

Une seule certitude, nous aurons droit à encore plus de promesses, aux mêmes oppositions aux allures irréconciliables entre pays dits grands, et ceux qui aspirent à l’être.

Sur le terrain, désespérés, les activistes pro-climat se radicalisent face à ce qu’ils considèrent être de l’inaction, de la mollesse, l’insouciance et même l’hypocrisie des décideurs mondiaux. Ajoutons à leur décharge, qu’entre autres constats concrets, la non-contraignabilité, des résolutions prises lors des Cop aide à leur radicalisation. À leur propos les adjectifs fusent, éco-anxieux disent certains. Un tantinet drôle mais radical, le philosophe et économiste Frédéric Lordon sentencie : soyez éco-furieux !

Ces remarques préliminaires ayant été faites, cette énième conférence des parties, nous donne l’opportunité littéraire, de jeter un regard cursif et digressif, sur la problématique écolo-climatique et le péril écosystémique qui nous guette.

À l’origine de la crise écologique : anthropie et anthropocène.

La formule qui nous parait être la mieux à même de résumer l’origine et l’avènement de la crise écologique est : les idées ont des conséquences. Pis, les idées ont un coût ! Elles ont porté des coups à la nature, qui risquent de lui être fatales.

La rhétorique qui la découvre ne le dit pas assez ou le masque, mais cette crise écologique est anthropique. Disons pour faire simple, qu’elle est la conséquence directe, de la manière dont les hommes ont habité la terre, agi sur elle et utilisé les ressources qu’elle mit à leur disposition. On nomme ce phénomène anthropocène. Introduit par Eugène Stroemer et le prix Nobel de chimie(1995) Paul Josef Crutzen, l’anthropocène étymologiquement renvoie à une « nouveauté venant de l’homme ».

Cette nouveauté, il faut la comprendre comme le fait que depuis des millénaires, c’est la première fois que les bouleversements intervenants dans l’ordre écosystémique soient d’origine humaine. Les autres ne l’étaient pas.

L’anthropocène est lui-même fille de ce que nous nommons perte du paradigme archaïque. En effet, Edgar Morin le fait remarquer dans La voie, « les sociétés archaïques ou traditionnelles, se sentaient intégrées au cosmos ». Cette posture les rendait plus, regardantes sur la manière d’habiter ce cosmos. Puis advint une disjonction théo-politque.

La première disjonction est d’ordre théologique, car le monothéisme Abrahamique (Judaïsme-christianisme-Islam), du moins l’usage qu’on en fit renversa ce paradigme, sépara l’homme du cosmos pour le lui soumettre.

La seconde disjonction, résulte de la modernité occidentale. C’est le résultat du Cartésianisme. De fait, dans son fameux discours de la méthode (1637), René Descartes préconise : « les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre maitres et possesseurs de la nature ». L’injonction est lâchée !

Tels sont sommairement présentées, les deux ruptures, qui dirigèrent l’action humaine de ces dernières siècles et rompirent avec le paradigme archaïque.

Précisons par ailleurs, que la religion comme cause de première rupture relève beaucoup plus d’une tendance que d’une essence de celle-ci. Il ne s’agit donc pas de partir de ce constat, pour tomber dans un anticléricalisme ou un athéisme de mauvais aloi. Preuve s’il le fallait, partant de leurs différentes traditions religieuses, Éric Geoffroy et Gaël Giraud, tous les deux professeurs, l’un de mystique musulmane et l’autre jésuite et économiste, repensent la manière pour l’homme d’habiter la terre.

Bien avant nos deux auteurs, certains intellectuels et organisations ont alerté sur les risques de notre mode de vie.

Crise écologique : les premières alertes intellectuelles.

De nombreux intellectuels, écrivain, professeurs… ont dès le vingtième siècle, alerté sur les dangers de notre mode de vie. Ainsi de Bernard de Jouvenel (en 1958) critiquant les porosités du Pib comme indicateur de richesse, à James Tobin, prix Nobel d’économie(1981), formulant des réserves quant à la non prise en compte, des activités dommageables dans notre perception du développement, des alertes furent données.

De façon plus formelle et collective, comme le rappellent les auteurs Dominique Méda et Florence-Jany Catrice dans l’ouvrage collectif La société qui vient, c’est « le rapport des Meadaws (1972) qui sonne la première alerte académique sérieuse ». Qu’est-ce donc ce rapport ?

Le rapport des Meadows, est une étude commandée par le club de Rome pour penser la question des « grandes mutations économiques » (Méda et Jany Catrice). Rédigé par quatre chercheurs du MIT, dont le nom de deux d’entre sert parfois à nommer le rapport (Meadows), il « interroge les conséquences d’une croissance matérielle perpétuelle. Il émet en tout cas un sérieux doute sur les vertus de la croissance, en particulier du fait des effets sur la démographie et sur le niveau de vie, de l’explosion des pollutions ou encore de la finitude des ressources naturelles » (Méda et Jany Catrice). Mettant en garde sur les risques de dégradations écosystémiques, alerte était donnée afin que soit conjugués la nécessité d’une activité économique, et un souci écologique. On pourrait ajouter au rapport Meadows, le rapport Our common futur (1987), appelé encore rapport Gro Harlem Brundtland, du nom de la travailliste Norvégienne qui a présidé la commission qui l’a réalisé. Notons enfin les désormais précieux rapport du GIEC, le groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat. Crée en 1998, ce comité d’expert, travaille et commet des études sur la réalité du changement climatique, ces raisons et effets.

Nonobstant ces alertes données, la casse écosystémique, n’a pas pu être empêchée.

Crise écologique : Bilan de la casse écosystémique.

Le bilan est sans appel : les forêts, les eaux, les espèces animales et végétales, le climat, les sols… tous ont été saccagés. C’est à une véritable casse écosystémique que nous nous sommes adonnés. Les données à ce propos sont faciles à trouver.

Prenons l’exemple plus global, des limites franchissables de l’écosystème. Défini par des auteurs dont principalement le Suédois Johan RockstrÖm, Il s’agirait pour être sommaire, des limites à ne pas dépasser, si on ne souhaite pas entamer de façon irréversible, le bon fonctionnement de notre écosystème. Ces neuf limites concernent : le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, la perturbation du cycle de l’azote et du phosphore (nécessaire aux végétaux), le changement des sols, la dénaturation de la biosphère, l’utilisation de l’eau potable, l’acidification des océans, augmentation des aérosols dans l’atmosphère (qui agit sur la santé), l’appauvrissement de la couche stratosphérique d’ozone.

De ces neufs limites, les six premières ont déjà été atteintes du fait de l’action humaine. Les conséquences en sont nombreuses. Entre autres, pollution des eaux, de l’air, et des terres, les méga feux, hausse des températures et chaleurs extrêmes, assèchement des cours d’eau, les inondations, la sécheresse, les famines. Peuvent être évoqué, la menace de disparition de certaines espèces telles les abeilles dont 40% est menacé.

Rappelons en outre, ce qu’il est convenu de nommer Overshoot day (Jour du dépassement). Signe s’il le fallait de l’insoutenabilité de notre mode de vie, ce jour théorisé par l’organisation américaine Global Footprint Network, calcule le jour à partir duquel, l’humanité consomme les ressources produite par la planète en une année. Cette date ne faisant que reculer, pour 2022, elle se situait au 28 juillet. Depuis cette date, l’humanité vit donc à crédit.

Plus anecdotique pour clore, mais non moins alarmant, est l’affaire des Hungerstein ou pierres de la faim. Redécouverte récemment, il s’agit de pierres datant du moyen âge occidental et gravées de l’inscription suivante : « si tu me vois, commence à pleurer ». Autrefois immergées dans les fleuves d’Europe centrales, et témoignant des famines passées, elles auraient été mis en ces lieux, afin de prévenir les générations à venir sur les dangers de la sécheresse.

Les faits suscités bien que nombreux, s’échouent parfois face à des réactions, elles-mêmes diverses.

Crise écologique : ignorants, croyants, négateurs et corrompus.

Le sujet de la crise écologique comme tant d’autres sujets préoccupants de notre modernité, est aussi conséquence d’une crise de connaissance. Pour emprunter la célèbre formule de Fernand Pelloutier, disons que nous n’avons pas encore « la science de notre malheur ». En d’autre termes, aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, nombreux citoyens tout en constatant ses effets, ignorent tout de la crise écologique et ses causes. Ce sont les ignorants.

Tout en étant informés plus ou moins vaguement, une seconde catégorie de personne celle-là, croit fermement que la science et la technique viendront au secours de l’homme et le sauveront des retours normaux que lui fait/ferait subir la nature, du fait de notre acharnement contre elle. Nous les appelons les techno/sciento-croyants.

Une troisième catégorie, elle mécroit tout simplement au réchauffement climatique de façon particulier et au dérèglement écosystémique de façon générale. Ce sont les climatosceptiques ou les négateurs du réchauffement climatique et du dérèglement écosystémique. S’ils concèdent pour certains des changements dans notre écosystème, ils refusent qu’ils soient le fait de l’anthropie.

Dans la sphère francophone, le plus connu d’entre eux, est assurément le Français Claude Allègre, auteur du fameux De l’imposture climatique(2010). Nous ne ferons pas état des controverses à ce propos. Faisons juste remarquer comme le fait Thomas Guénolé dans la mondialisation malheureuse (2016), à propos des études faites par les climatologues et leurs résultats probants, que : « Du reste, ces résultats apportent un démenti statistique catégorique aux rarissimes scientifiques qui, à l’instar du géochimiste Claude Allègre, mettent en doute la réalité de l’anthropocène. D’ailleurs, face à l’argument de l’« absence de consensus entre les chercheurs sur ces sujets », il convient de rappeler ceci : en réalité, de nos jours, sur ce thème, le taux de consensus des articles scientifiques est de 97 %. ».

Dernière catégorie dont nous ferons état, il s’agit des corrompus ou corrupteurs. Par corrompus ou corrupteurs, nous entendons les Lobbies, les scientifiques, chercheurs, responsables de relations publiques (Publicitaires), politiciens… qui pour des raisons d’intérêts personnels ou celui des groupes financiers, corrompent, minimisent, mentent ou nient la crise écosystémique, afin de pouvoir continuer à bénéficier de leur position dominante et intéressée, tout en maintenant le statuquo pourtant de plus en plus intenable. On peinerait à le croire, mais ils s’imaginent pour certains, pouvoir coloniser d’autres planètes et y vivres lorsque la nôtre deviendrait invivable. En attendant, ils s’aménagent des lieux de vie privés et purs, rompant avec celui que devient le nôtre qu’ils ont largement contribué à détruire.

Deux auteurs, Naomi Oreskes et Éric Conway, les nomment dans un ouvrage du même titre, Les marchands du doute (2010). Le sous-titre assez expressif de l’ouvrage mérite d’être rapporté : « Ou comment une poignée de scientifiques, ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique ».

Dans ce livre, nos deux auteurs démontrent comment : « les lobbies industriels ont, à coup de milliards de dollars, ont élaboré une stratégie-aujourd’hui bien rodée- destinée à éviter toute réglementation de santé publique ou environnementale qui auraient nuit à leurs intérêts ».

Ces marchands, surfant sur le doute -qu’ils créent de toute pièces parfois- mènent à coups d’important moyens, des campagnes de diabolisation, maintiennent des polémiques futiles, afin de discréditer certains vérités scientifiques dérangeantes pour leurs mandants, ou les organisations qu’ils servent. Citant le titre d’un mémoire rédigé par un dirigeant Américain de l’industrie du tabac (1969), les deux auteurs affirment : « notre produit c’est le doute », puis de continuer, car : « c’est le meilleur moyen de contrer l’ensemble des faits qui existe dans l’esprit du public en général ». La citation se passe d’exégèse.

En plus de cette catégorisation ici présenté, il ne sera pas inopportun de se pencher sur le sort de notre continent dans cette crise.

Crise écologique : l’aporie africaine.

Dans cette crise écologique qui habite de plus en plus les consciences, l’Afrique semble prise dans un dilemme aux allures parfois aporétiques dirait le philosophe.

Nombreux pays d’Afrique, ressentent déjà les effets du dérèglement climatique et ses dommages collatéraux. Or dans les faits, elle n’en est pas responsable, du moins elle en est moins que les autres grandes puissances, dont les économies, beaucoup plus ‘’dynamiques’’, sont naturellement beaucoup plus polluantes et impactantes que la sienne. À l’instar d’autres pays dits sous-développés, tiers ou émergents, elle demande à ces nations pollueuses, des compensations financières. Ces dernières craignant que soit ouverte la boite de pandore, et s’y refusent jusque-là.

Le problème de l’Afrique, va pourtant bien au-delà de ce constat. Comme hier la Chine, le continent africain aujourd’hui rêve d’être incontournable, industrialisée, ‘’développée’’. Aussi, nous pouvons le dire sans risque de se tromper, la course au développement de l’Afrique, est une course à l’ambigu occident. Pour nos dirigeants et nombreux d’entre nous, être développé, c’est ressembler à l’occident. Nous l’imitons et la singeons parfois même. Or, ce développement à l’occidental du continent, qui devrait pouvoir sortir nos populations de la paupérisation et voir émerger une classe moyenne souhaitable, est justement adossé à un faire politique qui est à la base du saccage planétaire tant décrié. Ce faire développementaliste, Edgar Morin la définit comme s’alignant sur « l’idée que la terre soit propulsé par les quatre moteurs incontrôlés : science-technique-économie-profit » (La voie, pour l’avenir de l’humanité). Cette idée nous l’avons expliqué, ne fut pas sans conséquence. D’ailleurs, notre auteur renchérissait, en disant que de ce fait, la terre « pourrait être emportée vers de très probables catastrophes en chaine ». Il avait indiscutablement vu juste.

Résumons donc ! En l’état actuel des choses, le dirigeant africain devrait abandonner le développement à l’occidental -l’occident n’y a toujours pas renoncé- qui faut-il le rappeler, est adossé à la consommation exponentielle des énergies fossiles et sur l’extractivisme massif. Ce faisant, il raterait les chances d’atteindre l’occident. Ou alors devra-t-il continuer sur sa lancée, poursuivre et atteindre le développement au détriment de l’environnement. Le dilemme demeure.

Toujours est-il que nombreux dirigeants africains, semblent refuser les leçons d’un occident qui sans y avoir sérieusement renoncé, viendrait leur faire la leçon, de tourner le dos à une façon de faire qui lui a assuré sa suprématie mondiale.

Cette situation, devrait peut-être mettre à contribution les intellectuels et savants africains de tous bords et tous ordres, afin que soient pensés, des modèles d’évolutions et de progrès alternatifs, soutenus et soutenables, visant à assurer un bien-être à nos populations, sans sacrifier la nature.

À partir de cette préconisation, nous pouvons entamer la dernière partie de ce bref essai, à savoir ce que nous devons faire.

Crise écologique : un sursaut d’humanité, agir contre nous-mêmes.

La mobilisation des intellectuels et savants africains, à laquelle nous appelons, ne doit pas nous exempter de notre responsabilité. La nature ne connait ni savant, ni chercheurs, ni philosophe… nous sommes des êtres indistingués en son sein. Les cop se suivront et se succèderont. Ceux considérés comme grands, continueront à défendre leurs intérêts et profits, les autres tenteront de faire pareil. À nous d’en faire autant.

La tâche est difficile, elle peut paraitre impossible. Car, la réaction à laquelle la crise écosystémique fait appel, c’est un sursaut d’humanité, qui devra se matérialiser par le fait de penser et agir contre nous-même. Penser et agir contre nous-mêmes, peut à certains égards nous faire le même effet qu’une assignation au suicide. Il parait même beaucoup plus facile, d’imaginer la fin du monde que de le faire. Il le faut pourtant, sinon pour nous ça sera une fin du monde, celle-là bien réelle.

Notre inaction est peut-être fruit de ce que certains nomment en psychologie, effet du spectateur ou dilution de responsabilité. Par cet effet, on entend l’inaction face à une situation critique, relative à l’importance-nombre- de nos semblables, assistant à la même situation sans rien faire. Il urge donc de s’en défaire.

Sur les solutions envisagées et envisageables, la littérature est dense. Elle pourrait faire l’objet de tout un autre article, tant elle précieuse et laisse parfois place à des querelles de bon aloi. Une seule chose est sure, nous devons changer nos modes de vie, penser et agir contre nous-mêmes. Il le faut pour une raison assez simple : si la dégradation de notre écosystème est due à notre mode de vie, alors sa réparation dépend, d’un changement de ce mode de vie auquel nous sommes si intimement attachés, que nous en paraissons gémellaires.

Il est donc plus qu’impérieux de revenir à du commun, abandonner le consumérisme compulsif, cesser d’être applaventré devant toutes nouveautés marchandes inutiles, mais dont notre désir d’acquisition est stimulé par la mécanique publicitaire bien huilée et auto-suggestive. Nous devons revenir à de la sobriété, la convivialité et même à ce que certains auteurs nomment décroissance. Il nous faut en outre, renoncer aux solutions illusoires telles que les voitures électriques, qui à la longue produiraient encore des dégâts. L’école parce que cadre d’accueil, de formation et de transmission de nos modes de pensée doit être reformée. L’éco fonctionnement devra être enseigné aux plus petits, car il n’y a pas de génération spontanée. Nos enfants, nous devrons donc les préparer à mieux habiter la planète. Retenons-le définitivement, nous ne devrons plus vivre comme nous le fîmes jusque-là.

Notre trajectoire actuelle le montre, nous allons tout droit vers un écocide autodestructeur. Alors, si ce n’est par sursaut d’humanisme, faisons le par égoïsme, car soyons-en sûrs, « à défaut, dans la salle que le Museum d’histoire naturelle de Paris consacre aux espèces menacées et disparues, il va être temps d’ajouter un box pour l’Homme. » (Thomas Guénolé).

Ali Savané-Sy

Juriste écrivain

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