Kong et Gbéléban chef-lieu de département, Bakayoko explique pourquoi

Mis en ligne par La Rédaction | vendredi 6 Juil 2012

“Kong aurait pu être département depuis longtemps”

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko était sur le plateau du ‘’20 heures’’ de RTI le jeudi 5 juillet 2012. L’érection de certaines localités en chef-lieu de département dont Kong et Gbéléban à l’issue du conseil des ministres du mercredi 4 juillet 2012 n’a pas échappé aux critiques de certains Ivoiriens. Le ministre de l’Intérieur qui conduit la politique de décentralisation du gouvernement a donné les raisons qui ont fondé la prise du décret par le Chef de l’Etat. Pour le ministre de l’Intérieur, si Kong est érigé en département, c’est bien sur des motifs objectifs tenant compte d’une certaine rationalité. ‘’Le président a souhaité d’abord un séminaire et on a tracé les grandes lignes, ensuite nous avons poursuivi le travail au cours d’un conseil de gouvernement et d’un conseil de ministres. S’agissant de Kong, il y a eu d’abord le critère de superficie. Pour une Sous-préfecture, le critère est de 1500 km². Kong a une superficie de 8400 km². Et il faut une population autour de 50 mille habitants. Kong a une population comprise entre 40 et 49 mille habitants. Il faut être à 30 km du chef-lieu de département. Kong était à 122 km du chef-lieu de département qui est Ferkessédougou. Ces critères prouvent que depuis longtemps, Kong aurait pu être un département. Mais mieux en tenant toujours compte du critère superficie, Kong est le 13e département en superficie sur les 107 départements veau découpage administratif qui existent’’, a expliqué Hamed Bakayoko évoquant une gouvernance qui tient compte des principes. Pour les prochaines municipales, ce sont 197 communes qui se verront dotées de conseils municipaux. Un statu quo dans l’évolution par rapport aux municipales de 2001. Toute chose qui remet à plus tard la politique de communalisation totale du territoire national. Hamed Bakayoko en a donné des explications qu’il a qualifiées d’objectives. Sur les 197 communes qui existent, dit-il, 20 % ne sont pas entièrement opérationnelles faute de moyens financiers. Il faut donc, argumente-t-il, accompagner la création de nouvelles communes d’investissements de base tels que les bâtiments qui doivent abriter la mairie, le véhicule de fonction du maire et bien d’autres moyens logistiques et de fonctionnement. C’est un budget initial compris entre 100 et 120 millions, a avancé le ministre d’Etat. Il fallait en prenant en compte 1000 communes, entre 100 et 120 milliards par an, selon le ministre. Des montants difficilement supportables par le budget de l’Etat en raison des priorités du moment, a-t-il justifié.

L’Intelligent d’Abidjan
S. Débailly
titre: J-ci.net

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